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| Jeudi 14 Mai 2009 |
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Annonay : pas de crise chez les infirmières |
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Marion Guellier.
« J’ai reçu plus de vingt-cinq propositions d’emploi ! »
Témoignage d’une nouvelle diplômée : Marion Guellier a décroché il y a deux semaines son diplôme d’infirmière à l’Ifsi (Institut de formation en soins infirmiers) d’Annonay. La jeune fille de Sury-le-Comtal raconte ses démarches pour décrocher son premier emploi.
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Marion, as-tu trouvé facilement un emploi avec ce nouveau diplôme ?
Très facilement. Je rentre mercredi à l’hôpital Nord de Saint-Etienne, au service chirurgie-ORL. Je vais rester dans le même service et cela me rassure. Je suis heureuse aussi de pouvoir approfondir la spécialité ORL.
As-tu eu plusieurs propositions d’emplois ?
Oh oui. J’ai envoyé plus de vingt-cinq lettres de demandes d’emploi et toutes, absolument toutes, ont été suivies par une proposition d’embauche. Je souhaitais avoir le choix le plus large possible au moment de m’engager. J’ai contacté des centres de soins entre Saint-Etienne et Montbrison, trois centres hospitaliers à Saint-Etienne en plus de celui de Montbrison. Deux cliniques privées à Montrond-les-Bains où il y a les spécialités psy et thalasso, ainsi que celles de Saint-Etienne et Montbrison. J’aurais aimé trouver un poste en psychiatrie, mais on me proposait plus souvent médecine et chirurgie. J’ai aussi écrit aux hôpitaux locaux de Saint-Galmier, Boën, Saint-Bonnet-le-Château, Saint-Just-Saint-Rambert. Enfin j’ai contacté des maisons de retraite entre Saint-Galmier et Saint-Etienne.
Comment as-tu fait ton choix ?
J’ai retenu quatre propositions intéressantes. L’hôpital local de Saint-Galmier m’offrait le treizième mois et le niveau deuxième échelon dès l’embauche, avec un week-end sur trois de travail. L’hôpital de Montbrison me proposait un poste d’infirmière sur trois services, qui m’aurait permis de découvrir plusieurs spécialités. A la clinique CHPL de Saint-Etienne, le salaire était plus intéressant. C’était un poste d’infirmière volante, avec des services de douze heures et donc trois jours de travail effectif par semaine, avec un week-end sur trois là encore. Ces journées de travail de douze heures tendent à se généraliser. Mais si les jeunes sont souvent intéressés, les mères de famille le sont moins car il est difficile de cumuler douze heures de travail avec des charges familiales.
Tu as vingt-trois ans, quelle ambition as-tu dans ce métier ?
J’espère devenir demain infirmière libérale, mais il me faut impérativement deux années d’expérience. Je souhaite m’associer avec trois ou quatre collègues. Infirmière libérale dans ces conditions, c’est la possibilité de gérer plus facilement son emploi du temps, choisir ses patients, gagner davantage. L’inconvénient, c’est de devoir travailler tôt le matin, puis souvent le soir. (...)
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Trente-trois élèves ont réussi leur diplôme d'infirmier(e).
On se les arrache !
Infirmières diplômées d’Etat. Elles ont déjà toutes trouvé un employeur ! Les trente-trois infirmières et infirmiers qui ont reçu leur diplôme fin avril à l’issue de trois ans et demi à l’institut de formation en soins infirmiers n’ont eu que l’embarras du choix pour se lancer dans la vie active. Alisson a choisi un hôpital stéphanois. Le major de promotion, Anthony Vergnon, a rejoint le service pédo-psychiatrie de l’hôpital de Saint-Vallier. Céline l’hôpital local de Saint-Félicien. Laurence souhaite travailler en intérim pour découvrir plusieurs facettes du métier, mais a accepté un remplacement à l’hôpital d’Annonay. Amélie Vallon, qui habite Etables, restera au centre hospitalier d’Annonay, où elle avait apprécié le service de médecine D lors d’un stage : «J’ai écrit à l’hôpital. Le lendemain, on m’appelait pour m’embaucher. Soigner les diabétiques m’intéresse. J’ai commencé début mai par une formation sur la dialyse péritonéale. Je travaille le matin ou l’après-midi, un week-end sur deux mais jamais la nuit. Le seul bémol, c’est le manque d’infirmières : on a parfois quinze patients à suivre et on court beaucoup.» (...)
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Pénurie à l’hôpital d’Annonay
«J’ai réussi à recruter cinq infirmières sur les trente-trois qui viennent de décrocher leur diplôme à l’Ifsi, mais il m’en faudrait entre dix et quinze. Hélas, je n’en trouve pas. Pourtant, ce n’est pas là un problème de budget.» Le directeur du centre hospitalier d’Annonay, Patrick Charrier, se heurte depuis le début de sa carrière, il y a trente ans, à cette pénurie récurrente de personnel soignant. Il commente : «C’est un métier difficile, de plus en plus technique, qui demande des capacités intellectuelles. Rares sont celles qui font toute leur carrière comme infirmière. Et je ne suis pas certain qu’on peut résoudre ce problème en attirant des infirmières étrangères. On tire sur la corde dans tous les services et, au bout du compte, on ne fait pas des économies. Il faudrait ouvrir vingt lits de médecine mais je n’ai pas le personnel.» (...)
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Augmentation d’activité
L’augmentation de l’activité, conséquence normale du vieillissement de la population selon Patrick Charrier, fait plus que jamais ressurgir cette pénurie d’infirmières au centre hospitalier. Et de lâcher : «Que la grippe revienne cet hiver, combinée avec d’autres microbes ambiants, et nous aurons du mal à faire face.» (...)
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Débrider les numérus closus
A l’hôpital d’Annonay, la pénurie de personnel soignant, cause de quotas trop faibles de formation, touche aussi les kinésithérapeutes, que l’on doit souvent faire venir de l’étranger, les infirmières du bloc opératoire, anesthésistes, infirmières puéricultrices, manipulateurs radio. Pour tenter d’attirer des infirmières, l’hôpital attribue ponctuellement des bourses d’études, en échange de quoi les bénéficiaires s’engagent à travailler cinq ans dans ses services. Les médecins spécialisés aussi font défaut : pneumologues et rhumatologues sont rares.
Patrick Charrier peste contre ceux qui n’ont pas su anticiper l’évolution des besoins : «Pour tenter de faire face, on va vider les pays de l’Est de leur élite médicale. C’est absurde. Il aurait été plus judicieux de débrider les numéros closus.»
Dossier : Yves Rivory,
publié dans le Réveil du 14 mai 2009 (extraits).
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Article publié le 14/05/2009 à 08:27
Auteur : pao pao
Crédits photos : Le Réveil du Vivarais |
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Rugby : tournoi d'Annonay
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Printemps des couleurs 2012
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Le théâtre amateur à l'honneur
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