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| Lundi 09 Novembre 2009 |
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Ordures ménagères : un pas de géant |
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Inauguration vendredi 9 octobre.
40 000 tonnes triées et valorisées chaque année
Vendredi 9 octobre, le Sytrad a inauguré un tout nouveau centre de valorisation des déchets ménagers résiduels à Saint-Barthélemy-de-Vals. Ce centre desservira les collectivités membres du Sytrad du nord de l’Ardèche et de la Drôme.
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En matière de collecte des ordures ménagères, le Sytrad s’est doté d’un tout nouvel équipement pour desservir les extrémités nord de l’Ardèche et de la Drôme. Le centre de valorisation des déchets ménagers résiduels de Saint-Barthélémy-de-Vals a été inauguré le 9 octobre. Ce nouvel équipement devrait accueillir 40 000 tonnes d’ordures ménagères chaque année. Ces déchets seront triés et valorisés pour limiter au maximum le recours à l’enfouissement.
Pour éviter les nuisances (sonores, olfactives, envols), l’ensemble des modules du centre sont inclus dans des bâtiments fermés et soumis à un traitement de l’air constant.
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Limiter le recours au centre d’enfouissement
En ce qui concerne les déchets, ils feront l’objet d’un tri pour obtenir au final trois grandes catégories. Les biodéchets seront transformés sur place en compost. La substance obtenue sera utilisée pour revégétaliser des sites dégradés ou orphelins tel que d’anciennes carrières ou des décharges sauvages. Les membres du Sytrad pourront également bénéficier gracieusement de ce compost pour leurs espaces collectifs et paysagers. Enfin, le compost sera produit dans un souci de répondre aux exigences de la filière agricole. Autre production du centre de valorisation issue des déchets, une fraction combustible.
Dans ce domaine, la volonté du Sytrad est de nouer des partenariats avec des industriels locaux. L’intérêt pour ces derniers sera de réduire la consommation d’énergies fossiles et de respecter les quotas de CO2 et de gaz à effet de serre dans le cadre des accords de Kyoto. La réglementation considère en effet que les combustibles issus des déchets sont neutres. Enfin, les déchets inertes seront stockés en centre d’enfouissement.
L’inauguration a été l’occasion de visiter ce nouvel outil, parfaitement intégré dans le paysage, qui devrait améliorer considérablement l’efficacité du Sytrad dans le domaine des ordures ménagères. C’est le nom du regretté maire de Saint-Barthélémy, Jean Lopez, qui a symboliquement été choisi pour baptiser ce centre.
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Quelques chiffres
. Coût du projet : 14,6 millions d’euros hors taxes.
. Nombre d’emplois créés : une douzaine.
. Quantité de combustible produite à l’année : 13 520 tonnes
. Quantité de compost produite à l’année : 10 627 tonnes.
. Quantité de fraction à enfouir à l’année : 4 705 tonnes.
. Augmentation du trafic global routier en lien avec le centre de valorisation : + 0,04 %.
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Serge Blache.
« Vers une stabilisation des coûts en 2010 »
Président du Sytrad (syndicat de traitement des déchets Ardèche Drôme), Serge Blache a accepté de répondre à nos questions concernant les problématiques liées aux ordures ménagères.
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La nouvelle structure de Saint-Barthélemy-de-Vals.
Le coût de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères a fortement augmenté ces dernières années. Ce phénomène va-t-il se poursuivre ?
Les augmentations que l’on a connues s’expliquent en fonction de plusieurs facteurs. Tout d’abord, les systèmes qui fonctionnent aujourd’hui sont plus élaborés que l’enfouissement systématique. Les gens veulent que le ramassage des ordures réponde à une certaine qualité et fasse l’objet d’effort en ce qui concerne l’impact sur l’environnement. C’est une chose légitime mais cela a un coût. La réalisation d’équipements d’envergure que nous avons entreprise impose un amortissement des investissements puis des frais de fonctionnement. Si l’on nous demande de faire mieux, cela génère forcément des dépenses. Autre raison de cette hausse, la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) est appelée à passer de 8 euros par tonne de déchets stockés en 2008 à plus de 40 euros en 2015. Le prix de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) devrait néanmoins se stabiliser à l’horizon 2010 en ce qui concerne les 358 communes concernées par le Sytrad. En effet, nous avons terminé nos gros investissements avec la création de trois centres de valorisation, la réorganisation de notre centre de tri, mise aux normes de notre centre d’enfouissement et les coûts ne devraient donc plus augmenter. Si l’augmentation des coûts est légitime, il faut un mode de calcul plus juste. Actuellement, la TEOM est indexée sur le foncier bâti. Ce mode de calcul présente des inégalités. Il serait plus judicieux d’adopter un système plus équitable qui prenne en compte également l’impôt sur le revenu.
Le tri sélectif est l’un des axes sur lequel le Sytrad mène de gros efforts. Est-ce indispensable ?
Le tri sélectif est primordial. A titre de comparaison, le coût de traitement d’une tonne de déchets après le tri sélectif revient à 50 euros environ. Si les ordures n’ont pas été triées au préalable, le coût de traitement de cette même tonne se situera aux alentours des 150 euros. On estime qu’entre 30 et 40 % des personnes font du tri sélectif. Si elles arrêtaient, le prix de la TEOM augmenterait fortement.
A l’heure actuelle, le tri sélectif progresse lentement mais sûrement chaque année. Nous sommes proches des 20 % de déchets triés au préalable ce qui n’est pas négligeable. Notre objectif est d’atteindre la barre des 25 %, ce que l’on espère faire aux alentours de 2015. Pour cela, nous menons des campagnes d’information et de sensibilisation auprès de différents publics et notamment les plus jeunes.
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L’environnement, une composante essentielle
Quand on parle de déchets, on pense tout de suite pollution ou dangerosité mais pour Serge Blache, l’aspect environnemental joue un rôle essentiel dans les réflexions du Sytrad.
« Le traitement des déchets peut générer des pollutions visuelles et olfactives mais nous avons décidé de limiter le plus possible ces nuisances, explique le président du Sytrad.
Dans le cadre de nos différents projets, l’environnement a été au cœur des réflexions.
Nous avons donc souhaité aller plus loin que ce qui nous était imposé en prenant comme référentiel la norme HQE (haute qualité environnementale) pour nos centres de valorisation des déchets. »
Dans le cadre de la réalisation du centre de Saint-Barthélémy, 20 % du budget a été consacré à la lutte contre les nuisances et à la protection de l’environnement et de la santé.
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Simon Plenet.
CCBA : la taxe unique bientôt une réalité
Les ordures ménagères, dossier sensible ? C’est peu de le dire car il touche les citoyens là où cela fait mal : au portefeuille. Depuis sa prise de fonction au sein de la municipalité d’Annonay et de la communauté de communes du bassin d’Annonay, Simon Plenet travaille à l’amélioration de la collecte des déchets ménagers du bassin et plus globalement sur la question des ordures ménagères.
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Le taux unique serait de 9,98 euros
Et de travail, le monsieur tri sélectif de la CCBA n’en manque pas. Il n’y a qu’à voir. « A l’heure actuelle, nous sommes toujours avec une taxe d’enlèvement sur les ordures ménagères qui se fait en fonction du bâti, explique l’élu. Jusqu’au 6 mai dernier, il y avait pas moins de sept zones de perception avec sept taux différents. Un vrai casse tête. Aujourd’hui, on s’oriente vers une égalité de service en ville et sur le bassin tout entier. Le taux unique serait de 9,98 euros. Un taux unique voté (presque à l’unanimité à quelques voix près) lors d’une des dernières réunions de la communauté de communes du bassin d’Annonay. »
Les détracteurs de cette harmonisation trouveront toujours à redire notamment sur la hausse du prix de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Mais pour Simon Plenet, il est impératif d’en passer par là.
« Des communes ont connu une légère baisse, c’est le cas d’Annonay et d’autres communes ont vu de forte hausse (Roiffieux, Talencieux…). L’objectif à terme, c’est le taux unique. Une étude de faisabilité est d’ailleurs en cours. Il y a une volonté très claire de la CCBA d’aller vers une politique de développement durable. Lors de notre dernier bilan global de production de déchets, nous avons noté une légère augmentation de la production de déchets sur la communauté de communes (+0,5% entre 2006 et 2007). Mais en contrepartie, nous avons aussi observé une augmentation de la valorisation des déchets. De 21 % en 2005 nous sommes passés à 25 % en 2007. Des efforts restent à faire dans le domaine du tri sélectif et du tri en général. Nous souhaitons clairement baisser la production d’ordures ménagères (525 kg/habitant/an en 2007). Notre principal levier pour pouvoir atteindre ces objectifs sera la redevance incitative. La mise en place devrait se faire le 1er janvier 2011 et son application technique le 1er janvier 2012. »
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Plus on produira de déchets, plus on paiera
Afin d’en savoir un peu plus sur cette redevance incitative, une vingtaine d’élus de la CCBA sont allés observer ce qui se fait à Roanne.
«Chaque foyer est équipé d’un bac et l’on sait, en fonction des tournées de ramassage qui produit plus de déchets. D’autres systèmes ont également été mis en place dans d’autres villes en France. Il y a les bornes enterrées avec un système de pass individuel. L’avantage de cette formule, c’est le gain de place mais cela demande de gros travaux. Ensuite, il y a les bacs individuels et enfin les sacs poubelles prépayés. Ce sont des sacs poubelles avec un logo particulier (mairie, ville, communauté de communes…). Seuls ces sacs seront collectés lors des ramassages. C’est une manière de responsabiliser les citoyens. Plus on produira de déchets et plus on paiera», résume Simon Plenet.
Pour l’heure, Annonay et la CCBA réfléchissent encore à leur futur choix, mais sur le terrain, le travail de sensibilisation continue. Trente colonnes (et 30 de plus l’an prochain) ainsi que des containers de tri (verre, papier, carton, etc) ont été commandés pour pouvoir encore mieux trier et collecter les déchets. La construction d’une déchetterie dans la vallée de la Vocance est dans les cartons, ainsi que la modernisation de la déchetterie d’Annonay. Les déchets sont un dossier loin d’être clos.
Dossier de Jérémie Sabot, Gwenaël Pocard, Laurence Gongora et Yves Rivory (extraits).
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Article publié le 09/11/2009 à 09:43
Auteur : pao pao
Crédits photos : Le Réveil du Vivarais |
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Rugby : tournoi d'Annonay
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Printemps des couleurs 2012
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Le théâtre amateur à l'honneur
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