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| Jeudi 12 Janvier 2012 |
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Recherche médecins de campagne |
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La pénurie médicale va s'accentuer dans les zones rurales.
En Rhône-Alpes, faute de trouver des volontaires, un médecin sur cinq est diplômé hors de France (33 % en Roumanie et 23 % au Maghreb). En Ardèche, 42 % des médecins viennent de l’étranger. A Quintenas, le docteur de Montgolfier a dû faire appel à une jeune Roumaine. L’Ardèche aussi souffre d’une véritable désertification médicale. Pourtant Michel Assous, qui a choisi de quitter Paris pour Saint-Félicien, y a trouvé un cadre de vie agréable.
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Anca-Nicoleta Don et le docteur de Montgolfier.
Depuis le 3 janvier, Anca-Nicoleta Don a succédé au docteur Edouard de Montgolfier au cabinet médical de Quintenas. Le médecin généraliste, qui aura 65 ans en août, a accueilli la trentenaire roumaine le 7 décembre dernier, et lui a transmis depuis le fruit de son expérience, forgée depuis 1976 dans cette commune proche d’Annonay.
Le nouveau retraité, qui continuera tout de même à faire des remplacements dans le secteur, explique sa difficulté à trouver un volontaire : « Pendant près de deux ans, avec mon collègue le docteur Abeille, nous avons en vain cherché mon successeur. Journaux médicaux, Internet, réseau hospitalier, connaissances… les cinq ou six jeunes médecins qui m’ont contacté n’ont pas donné suite. Alors j’ai contacté une société privée de recrutement, qui m’a proposé un volontaire roumain à la condition que je l’accompagne à ses débuts. »
Au cours de l’année 2010, la région Rhône-Alpes a enregistré 491 nouvelles inscriptions selon l’Ordre national des médecins. Près de la moitié s’est installée dans le Rhône... alors qu’il n’était que 2,6 %, à s’installer en Ardèche, majoritairement en médecine libérale. Autre fait aggravant : l’âge moyen des médecins ardéchois est de 53 ans.
Mais qu’est ce qui freine donc les jeunes médecins à venir s’installer en milieu rural ? Une enquête qualitative conduite au printemps 2011 par la section santé publique et démographie médicale du conseil national de l’Ordre des médecins révèle que 71 % des médecins considèrent les tâches administratives comme un frein à leur exercice.
Lire notre dossier Grand Angle dans le Réveil du 12 janvier 2012.
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Article publié le 12/01/2012 à 08:08
Auteur : pao pao
Crédits photos : Le Réveil du Vivarais |
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médecin, quand reviendras tu? - par robert escande
Médecin sans campagne
L’administration fiscale et un infarctus ont eu raison de l’enthousiasme et de la foi en son métier de Robert Escande.
Aux interminables journées de travail sur le plateau ardéchois a succédé une invalidité qui pèse à ce toubib meurtri.
par Michel BITZER
IL brandit fièrement le document extirpé d’une pile
de dossiers : le jugement qui condamne définitivement
l’Etat à lui verser 1 500 euros de dommages
et intérêts au terme de cinq années de procédure.
Mais le mal est fait. Robert Escande ne se confesse
pas entre deux consultations, le stéthoscope autour
du cou. Son invalidité permanente vient de lui être
signifiée. La faute à ces neuf stents qui ont été posés
après un infarctus en 2009. « Je ne demandais pas la
Légion d’honneur comme le gestionnaire de la fortune
de Mme Bettencourt, simplement qu’on me laisse
exercer ce métier qui me passionnait ! », s’enflamme
l’homme meurtri. C’était compter sans les tracasseries
d’une administration fiscale qui a ruiné le rêve du
médecin provençal venu s’installer comme généraliste
sur le haut plateau ardéchois, après avoir travaillé
durant quatre ans aux urgences
à Marseille.
Au retour d’un service militaire à
Berlin, où il rencontra sa future
épouse allemande de l’Est, Robert
Escande met donc le cap sur Saint-
Etienne-de-Lugdarès, un village de
quatre cent et quelques âmes, chef-lieu d’un canton
qui en compte à peine plus d’un millier. « Le seul
canton de France où il n’y avait jamais eu un
médecin », précise celui qui réside aujourd’hui dans
un autre désert rural, la Meuse. Sur cette terre
ardéchoise balayée par la burle, un vent glacial qui
rougit les visages, il va « faire de la médecine un peu
à l’ancienne, en essayant d’aider les gens qui souffrent
à s’en sortir ». Et ils ne manquent pas dans cette
contrée distante d’une cinquantaine de kilomètres
du premier hôpital – Mende, Aubenas ou Le Puy-en-
Velay – et où le facteur et le docteur sont les derniers
à tenter de raccommoder le lien social qui s’effiloche.
« J’ai vite découvert des gens très attachants, qui
me rendaient au centuple tous les efforts auxquels je
consentais », se souvient le toubib. La cadence n’est
pas encore aux trente-cinq heures. « Je me levais à
5 h. Je consultais sur rendez-vous à mon cabinet de
7 h à 12 h. Puis j’attrapais un sandwich et je filais
pour une tournée de visites à domicile jusqu’à 15 h.
Au retour, consultations, libres cette fois, avec une
salle d’attente qui ne désemplissait pas. Et à partir de
18 h, une nouvelle tournée de visites à domicile, dont
je rentrais parfois après minuit. » Pendant près de
vingt ans. Et pas question de tomber malade. « J’ai
fait des visites avec la grippe et 40° de fièvre. Mais les
patients n’étaient pas des tire-au-flanc non plus. Pour
mettre en arrêt des agriculteurs ou des petits artisans,
il fallait que je les attache ! »
Ces péripéties, il les raconte dans Médecin, quand
reviendras-tu ?, un livre de souvenirs où les noms
des lieux et des personnages ont été modifiés « pour
respecter le secret médical ».
Médecin, quand reviendras-tu ?
de Robert Escande (Editions Baudelaire).
le 24 Février 2012 à 10:32 |
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Rugby : tournoi d'Annonay
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Printemps des couleurs 2012
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Le théâtre amateur à l'honneur
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