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Une conséquence directe, selon lui, de la vie moderne. Un avis partagé par le pasteur d’Annonay Hervé Missemer : « Aujourd’hui, il n’est pas rare de quitter la région où nous avons grandi. Nous traversons également les frontières où des attaches fortes peuvent se forger. Les racines disparaissent peu à peu. La crémation permet à chacun de rendre hommage au défunt, où qu’il soit. »
Ce constat sans appel induit un changement important dans le protocole funéraire. « Il faut aller plus vite tout en n’oubliant pas l’aspect sentimental », poursuit le responsable des pompes funèbres.
L’aspect financier également entre en ligne de compte. Le coût moyen d’une crémation varie entre 2 500 et 3 000 euros, contre 3 500 et 4 000 euros pour une inhumation. Toutefois, les familles doivent toujours être autant accompagnée.
Administrativement d’abord, les pompes funèbres doivent réunir de nombreuses autorisations.
Psychologiquement aussi, le père Gérard Colomb, responsable de la paroisse Sainte Claire, précise : « Nous faisons des célébrations avant la crémation. Nous en avons de plus en plus mais nous préférons faire la célébration en présence du corps. L’Eglise pense qu’il est plus respectueux de donner une messe pour le défunt. Par rapport au corps, il y a un très grand respect car, dans la foi catholique, il y a un principe de résurrection de la chair. Le corps est sacré même si celui-ci doit retomber en poussière. »
Lire la suite dans Le Réveil du jeudi 27 octobre 2011
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