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Des négociations délicates entre le PS et Europe écologie
Toutefois, il faudra que le PS négocie avec Europe écologie de Philippe Merieu qui obtient 17% et s'installe dans le paysage à la suite des Européennes. Le Front de gauche est à 6,5%. Le Modem ne pourra pas participer au festin du second tour, avec 4,5% des voix. Le parti de François Bayrou connaît une sérieuse défaite. Le NPA avec 2,5%, Lutte ouvrière à 1,5, ces deux formations restent à la marge. La liste apolitique Spartacus est à 1,5%. Mathieu Darnaud, chef de file de l'UMP en Ardèche comme Françoise Grossetête en Rhône-Alpes espèrent toutefois une prise de conscience des abstentionnistes soulignant que le socle du programme qui sera issu des négociations entre le PS et Europe écologie, sans oublier le Front de gauche, ne satisfera pas la majorité des électeurs écologistes, ni ceux du Modem. A gauche, le député ardéchois Olivier Dussopt a réagi à ce scrutin en déplorant la faible participation des électeurs "cela démontre que la classe politique toute entière n'a pas su convaincre de l'intérêt de cette élection." Olivier Dussopt ajoute "La deuxième défaite est celle de l'UMP. Distancée en France, battue en Ardèche, elle est largement en échec à Annonay où le PS dépasse les 30% soit plus de 7 points au-dessus du score de l'UMP qui ne réédite même pas ses résultats des municipales". Olivier Dussopt dit aussi son inquiétude de la percée du FN mettant en cause le débat sur l'identité nationale. Le député maire d'Annonay se déclare confiant pour le second tour. De son côté, Mathieu Darnaud secrétaire départemental de l'UMP, maire de Guilherand-Granges, s'il est déçu du score des listes de la majorité présidentielle, se déclare, sauf pour Annonay, satisfait des résultats sur la circonscription nord avec 27,31 % pour Françoise Grossetête devant le PS à 26,26%. Avec Eric Plagnat, conseiller municipal d'Annonay et candidat sur la liste UMP, Mathieu Darnaud va continuer d'expliquer avec la même ferveur le programme de la liste Grossetête en mettant en avant "les incohérences d'un programme né de difficiles négociations entre socialistes et écologistes". En tout état de cause, il ne reste qu'une semaine aux candidats pour motiver les abstentionnistes du premier tour. Y parviendront-ils ? rien n'est moins sûr !
J.-P. B.
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