Jeudi 18 Mars 2010
Le réveil du jardinier
 
Le Reveil du Vivarais
Le jardin c'est formidable.

Le printemps pousse le jardinier à ses semis de salades et de petits pois. Exercice physique doux pour les uns, évasion pour les autres, la culture potagère apprend la sagesse et l’observation. Toujours nimbée de passion. L’économie flageolante ramènera-t-elle l’homme à la terre ? Ceux qui vont tous les jours de la belle saison consacrer plusieurs heures à leurs légumes ne le pensent pas.

«On n’achète pratiquement pas de légumes. A part quelques salades et des endives. Mais cette année, l’hiver joue les prolongations...» Avec les premiers beaux jours, Marcel Denis reprend ses habitudes de jardinier. Jusqu’à l’hiver prochain, il ne se passera pas un matin sans qu’il s’emploie deux ou trois heures à gratter la terre qui borde le Ternay.
Mardi, au premier jour de la vieille lune, il a semé les graines des poireaux qu’il a laissé monter l’an dernier et bêché un carré pour les carottes... qui attendront la lune nouvelle. «Les blettes, choux, salades et tous les légumes qui poussent en hauteur à la lune vieille, sinon ils montent rapidement.»

Marcel produit  ses graines

A 83 ans, le Piraillon, qui jardine depuis l’âge de 14 ans dans son village du Pilat, connaît les règles locales sur le bout des doigts : «Ici, il peut geler jusqu’à la mi-mai. Les jardins ont quinze jours de retard sur ceux d’Annonay. Alors il faut composer avec. Pour planter des rattes, il vaut mieux attendre fin mars, et pour les haricots fin avril.»

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Article publié le 18/03/2010 à 06:46
Auteur : pao pao
Crédits photos : Le Réveil du Vivarais
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